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FISAF - Fédération nationale pour l’Inclusion des personnes en situation de handicap sensoriel et troubles DYS en France

Communiqué de presse # Ma place, c’est en classe ! Bâtissons ensemble une école inclusive


Ma place, c’est en classe ! Bâtissons ensemble une école inclusive

Lyon, le 10 novembre 2022


Pour les associations impliquées dans la scolarisation des élèves en situation de handicap, les derniers propos du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sont choquants !


Tous les enfants ont droit à l’école !


S’exprimant dans le cadre de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication ce mardi 8 novembre 2022, sur le projet de loi de finance 2023, le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse a affirmé, à plusieurs reprises, que « tous les enfants ne peuvent pas être en milieu ordinaire ».


Pour les associations* qui œuvrent, depuis de nombreuses années pour le développement de l’école inclusive, ces propos sont choquants.


Si tout le monde s’accorde à dire que, dans l’état actuel, l’école est encore trop souvent dans l’incapacité de scolariser tous les jeunes, il ne saurait être question de s’en tenir à ce simple constat et rejeter la faute sur les « besoins très spécifiques » que présenteraient certains élèves.


Le ministre serait plus inspiré de s’attaquer aux causes du retard que notre pays accuse en matière d’accessibilité de notre école : formation des enseignants, effectifs, respect du choix des familles, réflexion sur les missions, la formation et le positionnement des AESH et des autres accompagnants, organisation des structures et des fonctionnements, la coopération avec le secteur médicosocial...


Les associations regroupées autour de la campagne «# ma place, c’est en classe» rappellent que, trop de jeunes se voient exclus, du fait de leur handicap de l’école de la République, et ce malgré la ratification par la France de la Convention internationale des droits des personnes handicapées (CIDPH).


Alors qu’un « acte II » de l’école inclusive est annoncé par le même ministre, il est temps de clarifier la direction et l’ambition qu’il entend donner à ce chantier.



* ANPEA, APF France handicap, Gapas, FCPE, Fédération Générale des PEP, FISAF, FNASEPH, Fédération PEEP, Trisomie 21 France, UNANIMES

Avec le soutien de l'association Isaac Francophone



Ma place, c’est en classe ! Bâtissons ensemble une école inclusive


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Lyon, le 26 août 2022


Pour les associations impliquées dans la scolarisation des élèves en situation de handicap, les intentions ne suffisent plus, l’école ne sera véritablement inclusive qu’avec un effort collectif.


Si les Français se déclarent toujours aussi favorables à ce que les enfants en situation de handicap soient scolarisés dans les établissements ordinaires, ils restent nuancés sur les capacités réelles de notre système scolaire à les accueillir, notamment pour ceux qui présentent des troubles psychiques ou du développement intellectuel. L’école inclusive semble ainsi atteindre un « plafond de verre » qui, pour être dépassé, nécessite de réinterroger les dispositifs actuels, le rôle et la formation des professionnels et la coopération entre les différents acteurs.


C’est ce qui ressort du sondage réalisé par Harris Interactive pour le compte de 10 associations* qui œuvrent dans le domaine du handicap, de l’école et de l’éducation populaire.

Ainsi, selon les situations de handicap envisagées, les Français sont entre 69% et 91% à estimer que les élèves concernés devraient fréquenter l’école ordinaire, une opinion qui se renforce pour les parents dont les enfants ont déjà été scolarisés avec un élève présentant un handicap. D’ailleurs, pour environ 8 Français sur 10, la présence d’un enfant en situation de handicap au sein de la classe permet aux autres enfants de devenir des adultes plus attentifs et plus à l’aise face au handicap.

Pour la majorité des Français, cette scolarisation en milieu ordinaire est donc « la meilleure solution », même s’ils sont plus réservés pour certains troubles (troubles du développement intellectuel, troubles psychiques, autisme...).

Cependant, plus de 60% d’entre eux considèrent que les moyens alloués sont insuffisants. Si une partie d’entre eux reconnaît que des progrès ont été réalisés depuis quelques années, les Français estiment que des efforts doivent encore être fournis notamment pour la formation des différents acteurs de l’école (enseignants, personnels éducatifs...), jugée prioritaire pour 62% d’entre eux, l’amélioration des moyens humains disponibles (61%), et une meilleure accessibilité des bâtiments (54%).

Pour les associations à l’origine de ce sondage et regroupées autour de la campagne « # ma place, c’est en classe », ces résultats confortent leur conviction selon laquelle la scolarisation des élèves en situation de handicap est l’affaire de tous : enseignants, professionnels, familles. Aujourd’hui encore, trop de jeunes se voient exclus, du fait de leur handicap et faute d’un accompagnement suffisant et adapté, de l’école de la République, et ce malgré la ratification par la France de la Convention internationale des droits des personnes handicapées (CIDPH). Notre pays a d’ailleurs été sévèrement jugé sur le non-respect de ses obligations par le rapport du Comité des droits en septembre dernier.

Le nouveau gouvernement doit engager une concertation et une réflexion approfondie sur la persistance des obstacles à la scolarisation de tous les élèves, en interrogeant la place et le rôle des accompagnants, la coopération entre les différents acteurs et les nouveaux dispositifs qui ont vu le jour ces dernières années.



C’est tous ensemble que nous construirons une école pleinement inclusive !



Ma place, c’est en classe ! Bâtissons ensemble une école inclusive

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