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En quelques mots

  • LA FISAF
  • Un Pôle Formations
  • En chiffres
  • Adhérez !

LA FISAF

Depuis 1925, la FISAF s'efforce de faciliter et d’accompagner l'insertion et le maintien des personnes en situation de handicap sensoriel.

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Un Pôle Formations

Contactez-nous ! Vous avez besoin d'une formation, le Pôle formations de la FISAF l'étudie avec vous, en définit le contenu avec vous, vous offre une formation personnalisée, au plus proche de vos

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En chiffres

150 associations, établissements et services adhérents, qui accompagnent, forment, suivent plus de 10 000 personnes en situation de handicap sensoriel avec leurs 4000 professionnels experts en déficience sensorielle.

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Adhérez !

Adhérer à la FISAF c'est appartenir à un réseau d'experts en déficience sensorielle au service des personnes, des familles et de la collectivité.

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Un congrès sous le signe d’interrogations fortes sur l’effectivité de la loi 2005 !

Faire du droit à la formation et au travail une réalité : adapter les dispositifs et les parcours aux personnes en situation de handicap !

Ce 34ème Congrès national de notre Fédération a maintenu toutes ses promesses tant sur le plan des revendications et des propositions que sur celui de l’organisation et de la fréquentation…
200 participants ont rejoint le palais des Congrès d’Aix-en-Provence en plein coeur d’une ville déjà éclairée des lumières de Noël !

Le ton du Congrès a été donné par le Président Bonnet qui a rappelé non seulement les difficultés importantes de nos services d’accompagnement à l’emploi mais également la situation instable du secteur de l’apprentissage et de la formation professionnelle ainsi que celles des étudiants handicapés qui verront bientôt disparaître le dispositif d’aide à l’accompagnement à l’emploi

Discours de Jean-Louis BONNET, Président

Discours de Jean-Louis BONNET

télécharger le discours d'ouverture de Jean-Louis BONNET

Table ronde du mardi 29 novembre

l’Émergence du projet professionnel de la personne et le travail d’orientation

Les différentes tables rondes ont aussi été l’occasion de rappeler l’important changement de paradigme dans le système de soutien à la formation et à l’emploi sans que pour autant on puisse voire se dessiner de véritables progrès pour les personnes concernées.
L’interrogation forte sur l’effectivité de la loi 2005 a traversé tous les échanges comme un fil conducteur qui au fur et à mesure des réflexions a dessiné un cadre de fort scepticisme et d’inquiétude grandissante sur l’avenir.

l’Émergence du projet professionnel de la personne et le travail d’orientation

télécharger le discours de Maurice BECCARI, directeur général de la FISAF

Intervention de Madame Roselyne BACHELOT

L’intervention de Madame Roselyne BACHELOT, Ministre de la Solidarité et de la Cohésion Sociale sous forme de film projeté devant les congressistes en séance plénière n’a pas dissipé ce sentiment de malaise de l’ensemble des adhérents et non adhérents présents

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Les communications des 4 ateliers simultanés

Ecouter l’Intégralité des tables rondes du 34ème congrès national

Pour commander le CD du congrès, téléchargez le bon de commande et renvoyez-nous le dûment complété.

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Remerciements

congres2011 congres2011 congres2011

Nous tenons tout particulièrement à associer l’IRSAM à l’ensemble des félicitations que nous avons reçu pour la réussite de ce 34ème Congrès National organisé par la FISAF à Aix-en-Provence.
L’équipe de l’accueil, les formateurs et les jeunes en formation APR au CEPDA Rémusade ont su faire preuve de professionnalisme lors de ces journées.
Leur disponibilité, esprit d’initiative et courtoisie nous ont permis de réserver le meilleur accueil à l’ensemble des participants et des intervenants.

 

La FISAF donne la parole à Michel BUSNEL, co-auteur du rapport L’EMPLOI UN DROIT A FAIRE VIVRE POUR TOUS !

Médecin, ancien directeur du centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape, Président de Comète France, une organisation qui œuvre afin d’améliorer l’intégration socioprofessionnelle des personnes en situation de handicap, Michel BUSNEL est également aujourd’hui conseiller particulier du Président de la Mutualité Française et membre du Conseil Scientifique de la FISAF

le docteur Michel BUSNEL

 

le docteur Michel BUSNEL

 

 

 

Q. FISAF : Docteur Busnel, le gouvernement vous a chargé de co-rédiger avec quatre autres experts un rapport L’Emploi, un droit à faire vivre pour tous, rendu public en décembre 2009. Dans ce cadre, vous avez d’ailleurs auditionné des représentants de la FISAF, que pouvez-vous nous dire des réflexions et des préconisations qu’il contenait ?

DR BUSNEL : Tout d’abord, d’avoir définitivement tordu le cou à l’idée que l’on peut créer un outil unique d’évaluation de la situation des personnes handicapées au regard de l’emploi. L’employabilité d'une personne handicapée dépend de tellement de paramètres qu'il est impossible de s'appuyer sur un outil unique pour l'évaluer. D'ailleurs, à ma connaissance, aucun autre pays européen ne l'a fait jusque-là.

Q. FISAF : …Et vous avez fait vingt cinq propositions pour améliorer cette employabilité…

DR BUSNEL : En effet, ces propositions ont été présentées par l'ensemble des experts aux deux ministres de l'époque à savoir, Monsieur Xavier DARCOS (Ministre du Travail) et Madame Nadine MORANO (Secrétaire d'Etat). Lors de cet entretien, j'ai personnellement insisté sur le fait que ce rapport aurait réellement de valeur que s'il était expérimenté dans un certain nombre de départements afin d'en évaluer son efficacité et ceci le plus rapidement possible…
Les ministres se sont engagés devant notre détermination à faire en sorte que ce rapport ne soit pas confiné dans un placard… Ils ont tenu parole puisque l'expérimentation a été mise en place dès juin 2011 dans les dix MDPH suivantes : 03-05-34-42-45-49-56-62-65-95.

Q. FISAF : Sans toutes les citer, quel était l’esprit général de ces préconisations?

DR BUSNEL : Tout d’abord l’importance du travail sur la motivation ; toutes nos auditions ont montré que si la motivation n'est pas au rendez-vous, l'échec est assuré, comme d'ailleurs pour tous les citoyens. Le problème, c'est que bon nombre de personnes handicapées ne se sentent plus capables d'exercer une activité professionnelle en milieu ordinaire de travail, sous estimant ainsi leurs capacités, perdant ainsi tout espoir d'un retour à l'emploi.
Il s'agit donc de leurs démontrer la faisabilité d'avoir ou de reprendre une activité professionnelle. Parmi les propositions, celle de les accompagner en entreprise afin d'évaluer sur place leur poste de travail, en contact direct avec leur employeur et les autres salariés, est essentiel. Il est important que la personne se sente accueillie, comprise dans sa différence. Tout cela fait partie de l'accompagnement de la motivation et de la véracité des préconisations faites par l'équipe pluridisciplinaire d'évaluation qui est chargée d'établir l'ensemble des moyens à mettre en place pour que l'emploi soit totalement adapté aux capacités de la personne (ergonomie, organisation du travail, horaires, rythmes, transports, accessibilité des lieux de travail,...).

Q. FISAF : Cela demande de l’expertise et beaucoup de temps parfois…quoi d’autre ?

DR BUSNEL : La prise en compte des compétences, comme pour toute autre personne non handicapée, c'est-à-dire : le niveau de formation, le parcours professionnel, l'aptitude à apprendre et à s'adapter. Les capacités doivent également être analysées en fonction du concept d'employabilité : quelles sont les aptitudes permettant à la personne, malgré les déficiences, d'être apte à avoir une activité professionnelle ? Quelles adaptations sont à mettre en place ? Quel accompagnement construire ? Assurément, un couvreur qui n'a plus ses jambes ne pourra plus jamais monter sur un toit. En revanche, il peut sélectionner les matériaux, suivre les chantiers, faire de la comptabilité. Tout cela nécessitera éventuellement une formation ciblée pour lui permettre de changer d'emploi.

Q. FISAF : On sent bien à travers ce que vous dites, le niveau d’implication de l’ensemble des acteurs pour garantir la réussite du projet…

DR BUSNEL :v Oui, il faut effectivement une grande coordination et la coopération de tous les acteurs impliqués dans l'insertion des personnes handicapées et dans l'emploi.
A ce niveau les MDPH jouent un rôle clé car elles sont au cœur du dispositif proposé. Ce sont elles qui doivent piloter le projet professionnel tout en l'intégrant bien évidemment dans le projet de vie de la personne. Elles doivent mettre en œuvre un partenariat réel et efficace avec l'ensemble des acteurs départementaux concernés par l'emploi à savoir : Pôle Emploi, AGEFIPH, FIPHFP, CPAM, CARSAT, Services de Santé au Travail, ainsi que l'ensemble des associations locales compétentes en matière d'emploi, de formation, d'accompagnement, d'évaluation des capacités telles que COMÈTE FRANCE (Communication, environnement, tremplin pour l'emploi), FAGERH, FISAF, FNATH, APF, ADAPT, …
Pour que tous ces acteurs travaillent intelligemment et sans concurrence ensemble, une coordination efficace et cohérente est essentielle à animer.

Q. FISAF : Dernière question, dans votre rapport, vous avez beaucoup insisté sur la prévention de la désinsertion professionnelle, pour maintenir le salarié reconnu travailleur handicapé à son poste de travail…

DR BUSNEL : En effet, chaque année en France, près de 130 000 personnes sont licenciées pour inaptitude au travail ! En dix ans, cela représente 1 300 000 salariés exclus de l'emploi. C'est énorme ! II faut arrêter cette hémorragie ! Pour cela, l’un des moyens est de renforcer le rôle des médecins du travail dans la prévention de la désinsertion professionnelle en leurs donnant les moyens d'agir le plus précocement possible dès l'apparition des premières difficultés rencontrées au poste de travail. Dès ce stade, doit être mis en place l'ensemble des moyens de compensation permettant de diminuer l'incidence de la déficience sur l'emploi.
Le gouvernement a tenu compte de nos propositions, puisque dans la réforme des Services de santé au travail adoptée cet été (Loi n°2011-867 du 20 juillet 2011 relative à l'organisation de la médecine du travail), la prévention de la désinsertion professionnelle figure désormais comme l'une des missions des médecins du travail.

 

L’avis des adhérents

La FISAF compte parmi ses adhérents une vingtaine de services dédiés à l’insertion socioprofessionnelle et au maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap sensoriel, nous avons, cette fois encore, donné la parole à l’un d’entre eux, Danielle FAVEREAU, directrice de deux services en Gironde et représentant la FISAF dans la commission Formation, Emploi ordinaire et adapté, Travail protégé du CNCPH

Q. FISAF : De votre point de vue, y a-t-il un changement de paradigme dans la politique d’insertion professionnelle des travailleurs handicapés dans notre pays ?

Danielle FAVEREAU : Il semble que oui lorsqu’on regarde les applications de la politique d’insertion. Aujourd’hui, on ne sait plus quels sont les objectifs de cette politique d’insertion professionnelle des travailleurs handicapés, et surtout à qui elle s’adresse. S’agit-il de permettre aux personnes handicapées d’accéder à l’emploi et de permettre à l’entreprise d’accueillir ces personnes dans de bonnes conditions de travail et avec une vraie prise en compte de leur handicap ? Est-ce vraiment ce qui se passe sur le terrain ? Qu’en est-il des missions confiées à des structures d’insertion non spécialisées dans le handicap ? Faire du placement ? Pour répondre à quelle urgence….celles des entreprises qui ont un quota à atteindre sans doute…
Qu’en est-il de la baisse des aides individuelles ? Qu’en est-il du parcours de la personne handicapée en recherche d’emploi ?
Comment expliquer aux personnes que leur handicap est perçu et traité comme « une chose » à côté, comme si il ne faisait pas partie de leur personne, qu’elles ne vivaient pas avec au quotidien ?
Le danger est bien de considérer le handicap comme un manque pouvant être compensé pour être comblé, en niant les conséquences et la globalité de la personne.

Q. FISAF : Que pensez-vous du dernier décret sur la RSDAE ?

Danielle FAVEREAU : Là aussi, on peut se demander quels sont les objectifs poursuivis.
Les travaux de réflexion sur l’attribution de l’AAH et la RSDAE ont débuté en 2007 et ont été interrompus pour permettre à un groupe d’experts de travailler sur l’ « employabilité » des personnes handicapées. Ce document, le Rapport Busnel, tente de définir un processus d’évaluation de l’employabilité, évaluation qui devrait être mise en œuvre par les MDPH.
L’idée même d’évaluation d’employabilité est difficilement concevable. Il s’agit de définir si une personne est apte à occuper un emploi, compte tenu de son handicap, de l’évolution de celui-ci, de son potentiel à s’adapter et de son environnement. En effet, ce n’est pas seulement la capacité de la personne à occuper un emploi qui est évaluée, mais également les possibles compensations mises en œuvre dans son milieu de vie et les offres du bassin d’emploi. Ce sont les MDPH qui sont chargées de cette évaluation. Cela sous-entend une connaissance approfondie de la personne, de ses besoins de compensation, des ressources disponibles en matière de compensation et d’emploi. Les MDPH sont-elles suffisamment informées ? Ont-elles suffisamment de temps pour que cette évaluation soit faite en tenant compte de l’ensemble des paramètres ? Ne risque t-on pas de tomber dans une systématisation de l’évaluation ?
Que se passerait-il si une personne est évaluée comme « employable », mais que malgré tout, celle-ci n’accède pas à l’emploi ? Cette personne rentrerait dans le droit commun et pourrait alors bénéficier du RSA, dispositif départemental. On peut alors se demander si face à l’augmentation croissante de demandes d’AAH (par exemple, + 153% en Charente Maritime entre 2007 et 2010), l’Etat ne renvoie pas la « gestion » de certains demandeurs d’emploi handicapés aux départements….pour une raison financière.
Ce qui est troublant, ce n’est pas tant la réflexion menée sur le fond, (nous sommes bien dans la continuité d’une politique d’intégration et d’accès au droit commun), c’est que le rapport Busnel s’accompagne d’une expérimentation de mise en œuvre dans 10 départements et que l’Etat n’a pas souhaité attendre les résultats de cette expérimentation pour faire passer le décret et la circulaire d’application sur la RSDAE….
Les MDPH auront-elles les ressources suffisantes pour traiter les dossiers, en temps, en informations ? Sachant qu’il faudra étudier les dossiers plus fréquemment, la RSDAE étant délivrée pour un ou deux ans ?
Qu’en est-il de l’harmonisation sur le territoire national ? Les personnes handicapées sont-elles sures de pouvoir avoir la même analyse d’un département à l’autre ?
Dernière petite précision : la commission emploi formation du CNCPH à laquelle participe la FISAF a rompu le dialogue avec la DGCS jusqu’à ce que l’article 3 du projet de décret sur la RSDAE, donnant la majorité absolue de vote aux représentants de l’Etat dans les CDAPH, soit retiré.

Q. FISAF : Pensez vous que les SAVS soient une alternative pour accéder à l’emploi ?

Danielle FAVEREAU : Oui et non. Le décret du 15 mars 2005 définissant les missions des SAVS et SAMSAH prévoit la possibilité de travailler dans le champ de l’insertion professionnelle. Ces services peuvent remplir cette mission pour des personnes qui sont bénéficiaires au titre de leur situation globale. Pour être suivi par un SAVS ou SAMSAH, il faut avoir une orientation MDPH. Celle-ci s’obtient au regard de difficultés à vivre en autonomie au quotidien.
Il n’est pas sur que les MDPH accordent une orientation vers un SAVS ou SAMSAH uniquement pour répondre à des difficultés d’accès à l’emploi. Cela sous-entendrait que ces services médico-sociaux viendraient se substituer au droit commun Pôle Emploi, Cap Emploi. Cela reviendrait à mettre en place des dispositifs spécifiques….financés par les départements….
On peut donc penser que les SAVS et SAMSAH pourraient accompagner dans la recherche d’emploi, les personnes rencontrant des difficultés d’autonomie dans leur vie sociale, les personnes les plus éloignées de l’emploi. Dans ce cas, on peut répondre que oui, les SAVS et SAMSAH peuvent être une alternative, pour peu que les schémas départementaux ne s’y opposent pas.
Il serait intéressant de connaître la proportion des services médico-sociaux qui intervient sur le champ de l’emploi et parmi ces derniers, combien dans l’emploi en milieu ordinaire. C’est peut être une donnée à prendre en compte dans les méandres de l’accès à l’emploi…


La question-clé du parcours de formation est forcement au cœur des pratiques professionnelles et souvent les équipes sont confrontées à des obstacles considérables, n’est-ce pas Géneviève MAUGUIN ?

Géneviève MAUGUIN
Geneviève MAUGUIN, Directrice de l’URAPEDA ALSACE-LORRAINE, adhérente Réseau FISAF, INTER-REGION GRAND EST

« Pour une bonne réussite de la personne, le passage de la formation initiale en milieu scolaire à l’insertion dans le monde du travail doit répondre à certains critères.

Pour cela, il faut que les conditions suivantes soient réunies :

  • un travail en amont dans les dernières années de la scolarité du jeune, afin de l’aider à prendre en compte les réalités du monde de l’entreprise.
  • une bonne connaissance des bassins d’emploi, des métiers porteurs, des nouveaux métiers à découvrir.
  • des stages de découverte des métiers au sein des entreprises, afin de vérifier l’adéquation Handicap/Emploi.

A la sortie du système scolaire, il faut éviter les ruptures et favoriser :

  • un rapprochement du milieu spécialisé et du droit commun en faisant le relai avec les structures de placement (CAP EMPLOI) et ses partenaires spécialisés,
  • un véritable plateau technique de compétences pour un accompagnement personnalisé tout en favorisant l’autonomie,
  • l’émergence et la validation du projet professionnel par une équipe de professionnels,
  • les contrats en alternance permettant la synergie "formation théorique/emploi".

Si toutes ces conditions sont réunies, le projet d’insertion a toutes les meilleures chances d’aboutir. »

 

Parole aux entreprises

GemaHandicap

Q. FISAF : Madame UGER pouvez-vous nous indiquer l’action de GEMA Handicap pour la formation des personnes en situation de handicap ?

Madame UGER, Chef de Projet : GEMA Handicap est une filleule du Groupement des Entreprises Mutuelles d’assurance, née il y a 2 ans dont le but est de faciliter l’entrée au sein de ses adhérents de personnes sans emploi et reconnues travailleurs handicapés.
Chaque année à partir des prévisions d’embauche des adhérents, avec l’aide de Pôle emploi, Cap Emploi etc… nous recherchons des demandeurs d’emploi reconnus TH et sans le bac pour leur proposer une formation préparatoire en Centre de Réadaptation Professionnelle puis un contrat de professionnalisation (CDD de 12 mois) en vue d’obtenir le Certificat de Qualification Professionnelle de Chargé de relation clientèle assurance.
Autant que faire ce peut, nous recourons aux plateformes de vocation de Pôle emploi et la méthode des habiletés pour repérer des candidats qui ont les habiletés à exercer les trois métiers proposés. Les CRP positionnent les candidats, vérifient l’adéquation des conséquences du handicap avec les contraintes des postes à tenir et prennent en considération toutes les facettes psycho-socio-médicales des candidats. Ensuite, ils dispensent une formation de remise à niveau sur les savoir-faire de base et développent les savoirs-être professionnels attendus. Durant le contrat de professionnalisation, chacun est accompagné par un référent du cabinet TH Conseil pour mettre en œuvre toutes les conditions d’acquisition des compétences du CQP au regard des compensations que nécessite le handicap ».

GemaHandicap

 


 

Nos partenaires s'impliquent dans le gestion de la diversité

Alain Masson
Monsieur Alain MASSON, Responsable de la Mission Handicap SODEXO France, Direction des Ressources Humaines

Quels sont les fondamentaux qui dictent votre politique de gestion des ressources humaines ?

« Chez SODEXO la gestion des Ressources Humaines est un véritable levier stratégique.

C’est pourquoi nous poursuivons deux objectifs :

Créer des ressources en adéquation avec les impératifs du business

  • suffisantes pour accompagner nos ambitions de croissance
  • variées qui soient génératrices d’innovation
  • compétentes et adaptées (nouveaux métiers)
  • fidélisées

Maintenir un bon niveau d’engagement de ces équipes

Pour cela nous devons toujours faire progresser les compétences de nos collaborateurs par la formation, nous devons attirer, recruter et fidéliser les meilleurs talents et faire de notre politique Diversité un avantage compétitif.

Aujourd’hui cette politique s’articule autour de quatre priorités :

  • La féminisation de l’encadrement
  • La diversité culturelle
  • Favoriser la motivation et l'évolution professionnelle pour toutes les générations
  • Favoriser l'intégration et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées.

Par exemple, nous mettons tout en œuvre, avec la Mission handicap de notre entreprise, pour pouvoir accueillir des personnes atteintes de déficience sensorielle en travaillant avec les équipes opérationnelles pour compenser autant que faire se peut leur handicap et les mettre dans les meilleures conditions de réussite dans l’entreprise.

Cela passe d’abord par une prise de conscience de la ligne hiérarchique, le recrutement lors de salons spécialisés mais surtout par l’aménagement technique et/ou organisationnel du site où la personne sera accueillie. »

 

RETOUR SUR LES + DU CONGRÈS !

UN CONGRES A L’ENSEIGNE DE LA DETENTE ! ASSAMMA – VITALISE

Retrouvez-nous dans l’espace BIEN ETRE (salle PICASSO) pour un massage « AMMA »

Le « Amma » est une technique manuelle de relaxation issue de l’art traditionnel japonais. Il date d’environ 1500 ans. Basé sur les principes de la tradition énergétique chinoise d’acupression il soulage les tensions musculaires et psychiques, diminue le stress. Simple et rapide, se pratiquant habillé durant 15 mn, il est adapté aux exigences du monde moderne et se développe avec succès dans le monde de l’entreprise et de l’événementiel depuis plus de 25 ans.

Elisabeth Munro

 

 

 

 

Elisabeth MUNRO, Présidente

 

 

 

ASSAMMA, , est une association de loi 1901 créée en 2007, dont l’objectif initial est de favoriser l’intégration socioprofessionnelle de personnes déficientes visuelles et de personnes en difficultés d’insertion sociale par la mise en œuvre d’un parcours professionnalisant.

Sis au 149 rue de Rome, dans le 6ème arrondissement de Marseille, elle se développe aujourd’hui en oeuvrant pour le « mieux être » de chacun et le mieux vivre ensemble.
*
Des techniques traditionnelles et naturelles de bien-être
*
Une équipe de praticiens formés et habilités :
psychologues, naturopathe, hypnothérapeute, praticiens de Amma, de shiatsu et de massages*
*
Quatre dispositifs pour une action ciblée et solidaire :

L’APPRENTISSAGE ET LA PRATIQUE

Formations et parcours de professionnalisation ou ateliers de loisir et développement personnel

Un concept pédagogique novateur, accessible à des personnes handicapées visuelles, ou éloignées de l’emploi, intégrant des actions de pratiques solidaires dans le domaine des techniques de relaxation traditionnelles : dans le cadre des « Mains du Cœur », les futurs praticiens proposent leurs services, développent leur talent et leur sentiment d’utilité sociale.

LES MAINS DU COEUR

Un projet unique et original de bien-être solidaire :

En partenariat avec des associations ou organismes oeuvrant dans l’action sanitaire et sociale, des praticiens bénévoles formés au Amma assis* offrent aux plus démunis, des moments de ressourcement. Ces interventions solidaires sont créatrices de lien social et participent à l’amélioration de la qualité de vie. * Amma signifie « calmer avec les mains ». Le « Amma » est une technique manuelle de relaxation issue de l’art traditionnel japonais. Il date d’environ 1500 ans. Basé sur les principes de la tradition énergétique chinoise d’acupression,il soulage les tensions musculaires et psychiques, diminue le stress. Simple et rapide, se pratiquant habillé durant 15 mn, il est adapté aux exigences du monde moderne et se développe avec succès dans le monde de l’entreprise et de l’événementiel depuis plus de 25 ans.

VITALISE : le mieux être en entreprise

Prestations ou évènementiels, le amma assis connait un énorme succès dans le monde de l’entreprise. Très efficace, il procure un bien-être immédiat et un soulagement des tensions physiques et psychiques. Les praticiens formés par « Assamma » participent aux prestations organisées en entreprise par « Vitalise ». Attitude et assurance professionnelle ainsi acquises, l’autonomisation progressive du nouveau praticien permet la mise en place de son activité professionnelle, dans un cadre sécurisé et dynamique.

LE CENTRE SOLIDAIRE DE RESSOURCEMENT

Des prestations de mieux être accessibles à tous :

Techniques de ressourcement et de bien-être : médiation corporelle, yoga, relaxation, méditation, Amma assis, shiatsu, massages* californien, suédois…

* Ces « massages » sont non thérapeutiques et ne s’apparentant à aucune pratique médicale ni paramédicale occidentale

Pratiques thérapeutiques : naturopathie, psychothérapie, art thérapie…
Conférences et ateliers autour de la santé, de l’alimentation et des pratiques alternatives… Pour développer la confiance en soi, améliorer la santé et la gestion du stress.

CONTACT :Elisabeth MUNRO, 06 03 43 43 07

Dans « mieux-être », s’entend un processus actif d’évolution de l’individu d’un état plus ou moins satisfaisant pouvant être proche du « mal-être » vers un état de parfaite santé, c'est-à-dire selon la définition de l’Office Mondial de la Santé, « un état de complet bien-être, physique, mental et social ».

Dédicaces et échanges à l'espace presse

En partenariat avec les Editions ERES

Eres Edition

Vendredi 30 novembre à la pause de 10h30

Madame Corinne GRENIER, Professeur HDR, Directrice scientifique Pôle Santé/Social, EUROMED Management, et Chercheur rattaché au Laboratoire CERGAM, Université Marseille III co-auteur avec Bernard LABOREL, Directeur de la MDPH 05, de l'ouvrage : "Les MDPH: une organisation innovante dans le champ médico-social", publié aux Editions Eres. Elle participe à la table ronde : Dynamiser les politiques territoriales de soutien à la formation et à l’insertion professionnelle

Retrouvez Corinne GRENIER à la pause de 10h30, vendredi 30 novembre, pour une séance de dédicaces et d’échanges !

 

Eres Edition

 

Vendredi 30 novembre à la fin de la pause déjeuner à partir de 13h30

charles-gardou

Monsieur Charles GARDOU, Professeur en sciences humaines à l’Université Lumière-Lyon2
Donnera une conférence le vendredi 30 novembre à 15h30 dans le cadre de ce congrès.

À partir d'un itinéraire anthropologique qui l'a confronté à la diversité humaine dans différents lieux du monde, Charles GARDOU consacre ses ouvrages à la vulnérabilité et à ses multiples expressions, en particulier aux situations de handicap.

Charles GARDOU a fondé le Collectif RELIANCE sur les situations de handicap, l'éducation et les sociétés. Auteur d'une douzaine d'ouvrages et de nombreux articles, il a également créé et il dirige les collections « Connaissances de la diversité » et « RELIANCE » aux éditions ERES. Il assume par ailleurs plusieurs responsabilités et engagements nationaux et internationaux.

Président du Jury du Prix Voir avec les Mains organisé par la FISAF depuis son origine, Charles GARDOU nous donne un aperçu de sa conférence dans le cadre du 34 Congrès.

Charles GARDOU sur quel thème portera votre conférence au Congrès d’AIX ?

« Je voudrais approcher votre thème général sous un angle culturel … Qu'y a-t-il de plus culturel en effet que la façon de considérer le handicap et de lui apporter des réponses ? Le handicap touche en effet la personne mais aussi son environnement le plus large, en bousculant l'ordre culturel régnant. Il vient en quelque sorte corrompre l'idéal ancré dans une culture. Un idéal qui délimite la conformité, définit le « hors normes », élabore des catégories, veille à ce que les personnes s'y conforment, crée et entretient des processus d'interaction, d'opposition ou de ségrégation …
Cette conférence interrogera donc les manières de le concevoir et de prendre en compte dans notre culture. Elle questionnera de fait le format établi et les représentations culturelles communes … »

Responsable de la Formation doctorale et de l’équipe Situations de handicap, éducation, sociétés au sein de l'Unité Mixte de Recherche Education, Cultures, Politique, Charles GARDOU est également membre de l’Observatoire National de Formation, de Recherche et d’Innovation sur le Handicap (ONFRIH)

Fondateur, avec la Professeure Julia Kristeva du Conseil National Handicap « Sensibiliser, Informer, Former » et organisateur, avec elle, des Premiers Etats Généraux Nationaux du Handicap à l’UNESCO à Paris en 2005

Créateur, avec la Professeure Lucia de Anna, du doctorat international Cultures, handicap, inclusion, implanté à l’Université de Rome Foro Italico

Co-fondateur de la première licence professionnelle Handicap, éducation, sociétés au Maroc, dans le cadre de l’Université Hassan II - Aïn Chock à Casablanca.

Créateur et directeur de la collection Connaissances de la diversité aux éditions érès.

A partir d’un itinéraire qui l’a confronté à la diversité humaine dans différents lieux du monde, le Professeur Charles Gardou consacre ses travaux à la diversité, à la vulnérabilité et à leurs multiples expressions.

Ouvrages de Charles Gardou disponibles sur l’espace presse :

  • Le handicap au risque des cultures. Variations anthropologiques, 2011
  • Fragments sur le handicap et la vulnérabilité (rééd. 2010)
  • Professionnels auprès des personnes handicapées. Le handicap en visages -vol.4- (rééd.2010)
  • Pascal, Frida Kahlo et les autres… Ou quand la vulnérabilité devient force (2009)
  • Au nom de la fragilité. Des mots d’écrivains (2009)
  • Le handicap par ceux qui le vivent (2009)

RETROUVER TOUTE LA BIBLIOGRAPHIE DE CHARLES GARDOU chez ERES

Listes des autres ouvrages disponibles sur l’espace presse !
  • Travailleurs handicapés en milieu ordinaire
  • Travailleurs handicapés; reconnaître leur expérience
  • Vieillir handicapé
  • Sexualité, handicap et vieillissement
  • Pour les enfants polyhandicapés
  • Auprès de la personne handicapée
  • Dire la maladie et le handicap
  • Soigner la surdité
  • Surdité, l'urgence d'un regard

SOIREE FESTIVE* – Mardi 29 novembre 2011 à 20H00

le passage

 

Le passage a pris place dans une ancienne fabrique de confiseries, cadre original d’architecture industrielle fin 19ème siècle. Décoré aux couleurs du Sud, il est situé au cœur de la vieille ville dans le quartier Mazarin, un des plus beaux quartiers de la Ville.

On y goûte la cuisine de Franck Dumont, toute dédiée aux saveurs raffinées du terroir provençal.

10, rue Villars 13100 Aix en Provence
04 42 37 09 00
www.le-passage.fr

*Sur inscription uniquement !

 


MINISTERE DES SOLIDARITES

Sous le Haut Patronage du Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale

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